Bâtir une meilleure université

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À Queen’s Park, les mesures d’austérité ont bouleversé les budgets des universités, ont réduit l’aide financière aux étudiant.e.s et ont supprimé les droits de négociation des professeur.e.s contractuel.le.s. Il ne fait guère de doute que les conditions de travail dans les universités canadiennes se détérioreront. Historiquement, les universités ont joué le rôle de gardiennes de la démocratie canadienne. Transformer l’enseignement supérieur en un produit de base crée un risque d’accès universel en le rendant inaccessible pour de nombreux étudiant.e.s canadien.ne.s. La lourde charge de travail imposée au corps professoral, l’insécurité des professeurs à temps partiel et le niveau élevé de dette étudiante représentent des menaces existentielles pour les valeurs canadiennes fondamentales et menacent la capacité de notre société à assurer un accès universel à un enseignement supérieur abordable. Nous avons atteint un carrefour. Nous devons engager une discussion sérieuse sur l’avenir de nos universités.

Pourquoi les frais de scolarité ont-ils tellement augmenté au cours des trente dernières années?

L’argent des contribuables est-il affecté à la salle de classe ou à d’autres ressources institutionnelles qui ont peu d’incidence sur une éducation de qualité?

Quelle partie des frais de scolarité d’un.e étudiant.e revient réellement à ses professeur.e.s d’instruction?

Les professeur.e.s, les contribuables, les étudiant.e.s et les ancien.ne.s étudiant.e.s doivent demander des comptes aux dirigeant.e.s d’universités. Voulons-nous des institutions publiques d’enseignement supérieur axées sur l’autonomisation de la prochaine génération de canadien.ne.s? Ou allons-nous permettre aux contribuables de subventionner la recherche en entreprise à des fins lucratives? Les canadien.ne.s doivent faire un meilleur travail pour s’assurer que leurs impôts, leurs paiements de frais de scolarité et leurs dons reflètent leurs valeurs.