Nouvelles importantes concernant nos négociations

deux collègues travaillent sur un projet.

Chèr.e.s collègues,

Les négociations pour l’unité principale de l’APTPUO ont débuté le 12 mai dernier. Lors de la première rencontre, les deux parties ont échangé leurs propositions initiales

Depuis, nous avons eu deux autres rencontres avec l’employeur, le vendredi 20 mai et le jeudi 26 mai. Lors de ses rencontres, l’Association a commencé à intégrer du langage commun à ces propositions et à répondre à certaines des préoccupations de l’employeur. Malheureusement, l’employeur n’a utilisé ces séances de négociation que pour rejeter en bloc les propositions adoptées par nos membres. 

À la fin de la dernière rencontre, l’employeur a indiqué qu’il allait demander la nomination d’un conciliateur. Il s’agit d’une prémisse à un éventuel conflit de travail. Pour en savoir plus sur le processus de négociation et les différentes étapes pouvant mener à un conflit de travail, suivez ce lien. 

Comme vous pouvez l’imaginer, ces rencontres ont été très décevantes et très frustrantes. Le Comité de négociation s’est engagé à entamer ces rencontres avec une réelle volonté de négocier et d’échanger avec l’employeur. Toutefois, nous sommes convaincus que l’employeur n’avait aucunement la volonté de négocier de bonne foi.  

Nous comprenons mal pourquoi l’employeur a demandé une conciliation à ce stade, surtout considérant que les deux parties n’ont même pas partagé de propositions monétaires jusqu’à présent. Le risque d’un conflit de travail est maintenant bien réel. 

C’est pourquoi que le Comité de négociation déposera une plainte de mauvaise foi contre l’employeur devant la Commission des relations de travail de l’Ontario, pour exiger à ce que l’employeur se présente à la table pour négocier de bonne foi et suspendre le processus de conciliation.  

Dans l’intervalle et considérant l’attitude de l’employeur, nous devrons convoquer incessamment une Assemblée générale spéciale (AGS) afin de décider collectivement des prochaines étapes et de donner au Comité de négociation les outils nécessaires pour parvenir à une entente raisonnable pour nous.

Après avoir traversé deux ans d’enseignement en période de pandémie et d’avoir assuré la continuité de l’enseignement durant cette crise dans des conditions de travail moins qu’idéales, après avoir fait preuve de résilience face à ces défis, faisant face à une crise inflationniste sans précédent tout en étant prisonnier des mesures budgétaires de Doug Ford qui restreint les augmentations salariales à un maximum de 1% (ce qui est bien inférieur à l’inflation), nous avions pensé à tort que l’employeur et l’administration universitaire seraient plus avenants et conciliants à la table de négociation afin de soutenir ses professeur.e.s précaires durant cette période difficile. Au contraire, il semble plutôt que l’administration désire tirer avantage de cette situation et exacerber notre précarité. 

Soyez rassuré, nous nous tiendrons debout et ensemble nous irons chercher de meilleures conditions de travail tout en améliorant la qualité de l’éducation à l’Université d’Ottawa. Votre Comité de négociation s’engage à poursuivre le processus de négociation de bonne foi et à travailler sans relâche afin de trouver une entente qui nous convient. Nous espérons seulement que l’employeur en fera de même. 

Voici quelques définitions :

Gel des conditions de travail
Suivant l’expiration d’une convention collective, la loi prévoit que les parties doivent maintenir un gel des conditions de travail jusqu’à la ratification d’une nouvelle convention ou encore jusqu’à l’impasse des négociations.

Conciliation et impasse des négociations
Dans le cadre du processus de négociation, une partie peut demander la nomination d’un conciliateur. Habituellement, ceci arrive lorsque le processus de négociations ne fonctionne plus. 

Il est important de comprendre que la nomination d’un conciliateur est une étape préalable au déclenchement de tout conflit de travail. En effet, lors de toute rencontre de conciliation, une partie peut déclarer l’impasse des négociations et demander un rapport au ministre. Le conciliateur prend alors le rôle de médiateur et tente d’aider les parties à trouver une entente. Vingt-et-un (21) suivant la réception du rapport d’impasse, le gel des conditions de travail est interrompu et aucune cause de la convention collective ne s’applique, ni aucun avantage. De plus, l’une ou l’autre des parties peut déclencher un conflit de travail, notamment un lock-out par l’employeur.

Demeurez à l’affût de vos courriels, plus de détails suivront prochainement. 

En toute solidarité, 

Le Comité de négociation de l’APTPUO