Mettre en lumière un coin sombre de l’université contemporaine

Du 25 au 26 octobre, l’APTPUO organisera une conférence intitulée (in)visible : La réalité d’être professeur à temps partiel.

Tom Boogaart, vp aux affaires internes de l’APTPUO, partage cette reflexion :

« L’invisibilité recouvre diverses dimensions de l’expérience du professeur à temps partiel: longues heures de travail, précarité d’emploi, travail non rémunéré et manque de reconnaissance. Ce qui fait que beaucoup de professeurs à temps partiel se sentent invisibles; les étudiants, les diplômées, administrateurs et collègues avec des positions permanentes n’apprécient pas souvent la précarité de leur situation. L’invisibilité touche également à une réalité contemporaine fondamentale: au cours des deux dernières décennies, une révolution a balayé les universités nord-américaines. À l’origine se voulant une réponse aux compressions budgétaires, le corps professoral non permanent devient la norme. Un sondage réalisé par le Conference Board du Canada en 2011 a révélé que moins de 18,5% des titulaires de doctorat avaient accédé à des postes permanents au sein de l’académie. À l’ère de l’austérité, la précarisation du corps professoral est devenue la stratégie prédominante pour réduire les coûts.

Aujourd’hui, partout au Canada, des professeurs à temps partiel gardent le flambeau en enseignant de grandes classes d’inscriptions et en libérant leurs collègues permanents pour des travaux de recherche. Le but de cette conférence est de mettre en lumière un coin sombre de l’université contemporaine.

Qui sont les professeur.e.s à temps partiel?
Comment sont-ils différents des professeur.e.s permanent.e.s?
Comment contribuent-ils à la mission de l’Université?
Comment leur précarité influe-t-elle sur l’apprentissage des étudiants? »

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